Les Pygmées AKA de Centrafrique

Publié le par Beafrika ti mo

Pygmées Aka
Pygmées Aka

Les premiers habitants de ce beau continent qu'est l'Afrique, recouverte qu'elle est par la forêt, étaient les pygmées, suivis donc par les Bantous et les Peuls. D'abondantes études font souvent référence aux "petits hommes bruns chasseurs-cueilleurs" parmi les premiers peuples habitant les immenses forêts du Sahara avant qu'elles ne laissent place aux terres arides et au désert actuel.

Des populations présentant les mêmes traits et conditions que ceux des pygmées se rencontrent en Asie et en Océanie avec les Semangs de Malaisie, les Aettas des Philippines, les Veddas du Sri Lanka, les Khoisan (Hottentots, Bochimans) d'Afrique Australe... Ces derniers occupaient autrefois l'espace compris entre l'équateur et le Cap de Bonne Espérance en Afrique du Sud. On les retrouve actuellement dans le Kalahari du Botswana et le désert de Namibie.

Le peuple Aka est une population de pygmées nomades d’Afrique centrale et qui vit majoritairement dans le sud de la République centrafricaine dont ils sont considérés comme les tous premiers habitants de la République Centrafricaine. Mais on les retrouve aussi dans le nord de la République démocratique du Congo. Ils parcouraient la grande forêt équatoriale du sud-ouest du Centrafrique au gré des saisons à la recherche de gibiers, des champignons, des racines comestibles etc. et notamment se livraient à la chasse à l'éléphant. Ils établissaient à l'occasion de ces activités de subsistance des campements temporaires. Au fur et à mesure de leur évolution, les pygmées Aka ont su développer au sein de ces campements bien que temporaires, des savoirs, savoir-faire et savoir-être exemplaires, notamment sur le plan de la chasse, de la pharmacopée, de la danse et de la musique. Leur incomparable connaissance des plantes a d’ailleurs donné naissance chez eux à une riche pharmacopée qui leur a permis de lutter contre les diverses maladies et d'enrayer les épidémies.

Il s'agit d'un peuple de chasseurs-cueilleurs qui entretient des relations de commerce avec les fermiers alentours. Le souci de tous les Pygmées est cependant de ne pas s'éloigner de leur forêt natale. On ne saurait trouver nulle part ailleurs sur terre une population aussi intégrée à un environnement, que certains présentent comme hostile, mais qui, au contraire, depuis la nuit des temps, assure leur survie. Les profondeurs de la forêt équatoriale leur ont, en effet, épargné disettes et famines, et leur ont quelque peu évité les guerres, l'esclavage... plaies traditionnelles du continent africain.

Entre autres groupes, on trouve les Aka, les Babenzi, les Baka, les Binga, les Efé et les Twa.

Les pygmées et les bantous auraient une origine commune ancienne de 70 000 ans selon l'étude de l'ADN mitochondrial ou 60 000 ans d'après une autre étude basée sur l'ADN nucléaire.

Le terme pygmée signifie « haut d'une coudée » ce qui correspond à une taille, inférieure à 1,50 m de haut. Il ne s'agit pas de nanisme, au sens maladie due à la mutation d'un gène, mais d'une adaptation morphologique au milieu de la forêt équatoriale dans laquelle vivent ces populations.

Concernant leur taille, eux-mêmes ont une réponse ironique : " Nous sommes petits entre les petits. Pourquoi cela ? Par é que nos pères, les premiers de tous, ceux qui étaient avant nous, étaient ainsi. Et bien des soleils ont lui, et bien des lunes ont brillé depuis ce temps. Combien ? Nul ne saurait les compter ! Un, deux, trois, et encore un, deux, trois, et longtemps, longtemps... Une tête sera fatiguée à les compter. " (1932)

Sources : Victor BISSENGUE "Contribution à l'histoire ancienne des Pygmées : l'exemple des AKA" et différents articles sur internet

Le 01 Juillet 2015

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