LE POTENTIEL FAUNIQUE DE LA RCA

Publié le par Beafrika ti mo

Faune Centrafrique
Faune Centrafrique

Le fait que la RCA ait la chance de disposer d'une faune riche et variée en a fait un pays par excellence de grande chasse. Cela a obligé les autoritésgouvernementales à créer des aires protégées (parcs et réserves de faunes) et des zones cynégétiques pour une gestion durale du patrimoine. Ainsi la RCA est divisée en :

- zone d'intérêt cynégétique (ZIC) couvrant une superficie de 270 000 km2 soit 47 pour cent de la superficie totale du pays ; presque la totalité des aires protégées se trouve dans cette zone ;

- zone de chasse banale couvrant le reste du pays.

Ces aires protégées couvrent une superficie totale de 68 422 km2 soit 11 pour cent du territoire national. Il faut également préciser qu'une partie des ZIC est affectée aux sociétés de Safari pour des activités de chasses amodiées. Ces sociétés sont au nombre de quatorze et que sept sont opérationnelles du fait des crises militaro-politiques. On dénombre dix Zones cynégétiques villageoises (ZCV). Parmi les réserves énumérées certaines ont été reclassées en parcs nationaux et en zone de chasse villageoise, il s'agit des réserves de faune de : Aouk-Aoukalé, Ouandjia-Vakaga, Koukourou-Bamingui.

L'importance de la faune sauvage centrafricaine est reconnue mondialement (le parc national Manovo-Gounda-Saint Floris a été déclaré « Patrimoine mon- dial » de l'UNESCO). Toutefois, le potentiel faunique centrafricain quoique fortement menacé par les braconniers, est l'un des plus intéressants tant quantitativement que qualitativement, et est estimé à plus de 208 espèces de mammi- fères, 668 espèces d'oiseaux et une vingtaine de familles de reptiles :

- les forêts de la République centrafricaine abritent les grands mammifères tels que : l'éléphant, le gorille, le chimpanzé, le buffle, l'hippopotame, le bongo, le sitatunga, divers céphalophes, des reptiles, des vertébrés spécifiques et une avifaune riche, où l'on observe des mouvements migratoires de certaines familles aussi bien dans la zone de contact forêt- savane (les forêts du sud à Ngotto) ainsi que les zones humides du nord. En plus de ces grands mammifères, il existe des micro-mammifères tels que les musaraignes et autres rongeurs ;

- dans la savane, la faune est riche et plus diversifiée qu'en forêt, on peut citer les espèces suivantes : l'éléphant, le lion, le léopard, l'éland de Derby, l'autruche, la girafe, le lycaon, les cobs, l'hippotrague, les céphalophes, l'hippopotame, le sitatunga, l'hilochère et une avifaune particulièrement variée ;

- dans les écosystèmes de l'extrême nord du pays, les principales espèces présentes sont : le grand koudou, l'éland de Derby, le redunca, la gazelle de Thomson et le damalisque.

Dans l'ensemble, toutes les espèces animales sont représentées sur toute l'étendue du territoire, en dehors du rhinocéros qui a complètement disparu. Cette représentation est en :

- augmentation pour certaines espèces telles que : l'éland de Derby, le Sitatunga, le phacochère ;

- diminution pour d'autres telles que : la girafe, le lion, l'hyène, le koudou.

Espèces présentes en Centrafrique :
Hyène tâchetée
Lycaon
Lion
Léopard
Guépard
Eléphant
hippopotame
Phacochère
Potamochère
Hylochère
Girafe
Céphalophe à front noir
Céphalophe à dos jaune
P Céphalophe bleu
Céphalophe à flancs roux
Céphalophe de Grimm
Ourébi
Cob de fassa
Cob de Buffon
Redunca
Gui harnaché
Situatunga
Bongo
Grand koudou
Eland de Derby
Damalisque
Bubale
Hippotrague
Buffle
Autruche
Crocodile du Nil
Crocodile noir

L'écotourisme, c'est-à-dire le tourisme de vision, la photographie, voire le tourisme cynégétique, a toute les chances de se développer en RCA, parce qu'il n'opère qu'un prélèvement rationnel des ressources. Les potentialités sont multiples, nous pouvons citer entre autres :

- la marre de Gata à Gordil ;

- la saline de Dzanga à Bayanga, seul endroit où l'on peut observer au mêmeendroit des centaines d'hippopotames, d'éléphants, des buffles, des perroquets... ;

- la station de Baï-Okou à Bayanga, où il est également possible de visionner le gorille de plaine dans son milieu naturel ;

- la zone humide du futur parc national de la Mbaéré-Bodingué, avec sa haute diversité biologique où l'on continue de découvrir des espèces endémiquesparmi les singes tels que le Cercopithécus cephus ngottoensis.

Le tourisme cynégétique est la seule forme de valorisation de la faune, ayant réellement fait connaître la République centrafricaine à l'étranger. Mais les opérateurs de tourisme et les agences de voyages évoquent ce dernier temps le problème de l'insécurité.

Extrait : " Les défis de la centrafrique: gouvernance et stabilisation du système ... "
Par Roger Yele,Paul Doko,Abel Mazido

Le 16 Novembre 2015

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