La traite négrière en Afrique centrale

Publié le par Beafrika ti mo

Traite négrière
Traite négrière

Le mot esclave vient du mot Esclavon ou Slave parce qu'au début du Moyen Âge, les Vénitiens vendaient en grand nombre des païens de Slavonie (une région de la côte adriatique) ou d'Europe orientale aux Arabes musulmans, lesquels faisaient une grande consommation d'esclaves blancs tout autant que de noirs.

Au XVIe siècle, la colonisation du Nouveau Monde a suscité de nouveaux besoins de main-d'oeuvre. Les Européens ont alors fait venir des esclaves d'Afrique, où ils n'avaient guère de peine à trouver des vendeurs (marchands arabes ou roitelets noirs).

L'esclavage en Afrique est une constante de l'histoire du continent. Il fut pratiqué par diverses civilisations depuis l'Antiquité jusqu'à aujourd'hui. Il donna lieu à un important trafic d'hommes, la traite négrière, et marqua profondément la géographie et les sociétés africaines.

Concernant l'Afrique centrale, il ressort des témoignages oraux recueillis dans l'arrière pays, en République Centrafricaine, que ce pays a été touché par la traite transatlantique occidentale et par la traite orientale développée par les pays musulmans.

La traite transatlantique a atteint le continent africain au début du XVIe siècle. Et concerne surtout le Nord-Est et le Nord-Ouest de la République Centrafricaine et le Sud-Est. Quant à la traite Occidentale, elle a surtout été pratiquée dans la partie Sud et Sud.

Il faut préciser que la traite orientale, développée par les pays musulmans, a commencé avant la traite occidentale dite transatlantique.

La traite négrière a surtout vidé la partie Sud et la partie Sud-Ouest du pays. Les conséquences économiques, mais surtout démographiques, se font encore sentir de nos jours. Surtout le Nord-Est qui est caractérisé par de grands espaces vides.

Depuis le Congo, le Gabon en descendant jusqu’en Angola, sur toute la côte de l’Afrique, se sont formés des comptoirs de commerce, des grands marchés de vente d’esclaves. Mais cela ne s’arrêta pas là. Les négriers allaient jusqu’à l’intérieur des pays. Les comptoirs ne servaient donc qu’à l’embarquement. Tous les négriers venaient sur place s’approvisionner en esclaves car c'était le lieu des transactions. Les Portugais, les Anglais et les Français étaient les Blancs qui venaient acheter des esclaves.

Il y avait donc des intermédiaires, c’est-à-dire des gens du pays qui venaient s’installer en amont et en aval de l’embouchure de l’Oubangui – Chari, car ainsi ils pouvaient facilement capturer les gens.

Le premier contact avec les Blancs n’a pas été facile parce que les Noirs Centrafricains les prenaient pour des Génies sortis de l’eau. Nos ancêtres pensaient qu’ils étaient des agresseurs, des imposteurs... Après plusieurs tentatives, les Blancs furent enfin autorisés à mettre pied à terre. Ils descendirent la rivière et revinrent quelques mois plus tard.

Ils s’adressèrent donc aux chefs. Ils leur expliquèrent qu’ils voulaient des hommes et ils offrirent des produits manufacturés et de l’alcool. Les esclaves achetés étaient ainsi parqués sur des petites îles, en face au continent; et chaque fois que les Blancs sortaient, ils rentraient toujours avec eux des hommes... Oui des hommes qui avaient l’espoir de revenir un jour au pays.

Commencé au début du XVIe siècle, la traite atlantique a atteint l’intérieur du continent à partir de la deuxième moitié du XVIe siècle.

En effet, « la côte d’Angola » qui s’étendait de Mayumba au Gabon jusqu’aux environs de Cabinda, de Loango près de Pointe- Noire et du Pool, constituait non seulement un réservoir d’esclaves, mais également un débouché d’hommes capturés à l’intérieur des terres. Sur cette côte, existaient des comptoirs d’achat et des ports d’em- barquement où les négriers européens venaient s’approvisionner en esclaves.

C’était de véritables transactions. En effet, les populations riveraines de l’océan Atlantique étaient les pourvoyeurs directs des négriers portugais, anglais et français. Celles-ci avaient, à leur tour, comme pourvoyeurs : les Zandé, les N’Zakara, les Yokoma, les Sango, les Gbanziri et les Ngbaka installés le long de l’Oubangui. Ces derniers sont relayés par les Bobangui installés sur les rives du Pool à l’embouchure des rivières Oubangui et Congo.

Sur la Sangha, un autre affluent de droite du Congo, ce sont les Ngondi et les Sanga-Sanga, peuples péagiers installés respectivement en amont et en aval, qui étaient les principaux fournisseurs d’esclaves.

Plusieurs intermédiaires étaient impliqués dans ce trafic car les Blancs, méconnaissant encore l’intérieur du continent, ne s’y aventuraient guère. C’est par l’intermédiaire des grands chefs installés sur la côte que se faisaient la chasse aux esclaves.

Diverses sources : Herodote.net / Unesco ...

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