Souvenirs de Centrafrique : BALAO Magazine

Publié le par Beafrika ti mo

centrafrique balao magazine
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Trimestriel lancé au milieu des années 80 par les éditions Edifamadi, avec le soutien du Centre culturel français de Bangui et publiant, outre de la BD, des jeux et des dossiers thématiques, Balao (mot signifiant ‘bonjour') avait comme personnages principaux Kossi, Max, Solo et l'inspecteur Mandelot, créés par Clotaire M'bao Ben Seba (scénariste et rédacteur en chef), Josué Daïkou (dessinateur) et Roger Kouli (directeur de publication).

La revue était soutenue par une émission radiophonique hebdomadaire, Balao jeunesse.

Entièrement gratuite grâce à des subventions, libre de contenu au début, Balao fut très vite utilisée par des bailleurs de fonds étrangers ou des institutions comme moyen de transmission de valeurs éducatives et de sensibilisation à des messages de santé publique.

Le Fonds routier, organisme dépendant du ministère centrafricain des Transports, en particulier, y eut recours très régulièrement : deux numéros de 1994 sur le code de la route et l'alcool au volant (intitulé De la bière à la bière) et de 1998 sur les véhicules privés servant de transports en commun (intitulé Gbaloukouma). Un dernier numéro, dessiné par Didier Kassaï et paru en 2006 près de dix ans après l'avant-dernier, était également financé par le ministère des Travaux publics et s'intitulait Jaune, rouge, vert, stop : spécial rentrée scolaire.

Il informait sur les dangers de la circulation routière. La popularité de ce journal, à l'époque de sa parution régulière, fut énorme pour un pays d'Afrique et les tirages très importants : entre 8 000 et 10 000 exemplaires par numéro.

Ce succès explique le lancement d'autres journaux comme Dounia, le journal des jeunes, écrit par des jeunes de Notre Dame d'Afrique et publié avec le concours de l'Archevêché de Bangui mais également de Mbayo qui ressemblait à s'y méprendre à Balao : même dessinateur, même scénariste, même présentation, même mise en page et même souci de didactisme.

S'il ne fut pas une revue de bande dessinée proprement dite, l'impact de Balao dans le développement de celle-ci dans le pays fut important et justifie sa place dans ce dictionnaire.

Africultures.com

Bêafrîka tî mo, le 17 Février 2016

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