CENTRAFRIQUE : Chantiers de la Ngoéré-Ngolo (Haute-Sangha)

Publié le par Beafrika ti mo

CENTRAFRIQUE : Chantiers de la Ngoéré-Ngolo (Haute-Sangha)

La Haute-Sangha se situe au sud-ouest de la République centrafricaine; c’est une zone forestière où coulent de nombreux et importants cours d’eau tributaires du bassin du Congo. Les fouilles ont été entreprises sur les chantiers diamantifères de la Ngoéré et de la Lopo où on a pu localiser de riches gisements du Paléolithique inférieur dans les alluvions anciennes et récentes. Une prospection sur le plataeu de Salo, qui domine la rive de la Sangha, a permis de découvrir deux sites d’occupation dans les formations de latérite.

Les Kwés :
« Kwé » est le nom du bâton à fouir dans la langue bushmen; par extension, il a été utilisé pour désigner les pierres perforées d’aspect très divers et tirées des matières premières les plus variées trouvées en divers points de l’Afrique. Leur usage semble assez varié : en Ethiopie, ils chargent la « dongora », pieu armé d’une pointe de fer à une extrémité et servant à défoncer le sol. L’utilisation la plus courante est celle qui a été observée en Afrique du Sud chez les Bushmen : les kwés sont enfilés sur une tige de bois durcie au feu; cet outil sert aux femmes pour la cuillette des végétaux et en particulier pour déterrer les racines comestibles. Dans la province de l’Orange, des peintures rupestres représentent des femmes portant sur l’épaule le bâton à fouir muni d’un kwé. Les kwés ont pu également servir de tête de massue; certains ont été utilisés comme enclumes, d’autres dans l’installation des souffleries des hauts fourneaux artisanaux ..... Actuellement, au Cameroun, les pêcheurs se servent des kwés qu’ils trouvent accidentellement comme poids pour lester les filets de pêche. Au Katanga, ils sont considérés comme pierres magiques à qui l’on attribue d’innombrables vertus : provoquer la pluie, rendre les femmes fécondes...

En REPUBLIQUE CENTRAFRICAINE, plusieurs dizaines de kwés ont été découverts accidentellement au cours de travaux miniers ou agricoles en divers points du pays. Leur aire de répartition semble couvrir tout le pays mais ils sont plus abondants dans les zones sud à forte végétation et à forêt tropicale. L'auteur donne les principaux types suivants : sphériques, sphéroïdes aplatis, casse-têtes, pierres perforées pour attache latérale, tablettes pseudo-quadrangulaires et pierres brutes perforées. Les kwés étaient façonnés par piquetage, certains polis partiellement. Le trou est le plus souvent biconique, le travail de perforation ayant été attaqué par les deux faces. Leurs dimensions, leur poids et leur forme sont très variés et ici se pose le problème de l'utilisation. De nombreux auteurs ont donné des interprétations à ce sujet (Abbé Breuil, Jean-R.F. Colette, R.-P. Costermans, E.-G. Gobert, etc.) ; ne pouvant toutes les mentionner, dans cette note, nous indiquerons les plus courantes : utilisation comme poids de bâton à fouir, têtes de massue, poids pour lester les filets de pêche, supports d'enclume et usage pour des sacrifices rituels.

http://www.tidiane.net/culture/afrique

http://www.persee.fr/doc

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