LIVRE PÉDAGOGIQUE : « La Belle Histoire de Leuk-le-lièvre »

Publié le par Beafrika ti mo

« La Belle Histoire de Leuk-le-lièvre », de Léopold Sédar Senghor et Abdoulaye Sadji, Éditions Sépia, 2008« La Belle Histoire de Leuk-le-lièvre », de Léopold Sédar Senghor et Abdoulaye Sadji, Éditions Sépia, 2008
« La Belle Histoire de Leuk-le-lièvre », de Léopold Sédar Senghor et Abdoulaye Sadji, Éditions Sépia, 2008« La Belle Histoire de Leuk-le-lièvre », de Léopold Sédar Senghor et Abdoulaye Sadji, Éditions Sépia, 2008

« La Belle Histoire de Leuk-le-lièvre », de Léopold Sédar Senghor et Abdoulaye Sadji, Éditions Sépia, 2008

Publiée en 1953, La Belle Histoire de Leuk-le-lièvre est présentée par ses auteurs, le poète et futur président du Sénégal Léopold Sédar Senghor et son compatriote le romancier Abdoulaye Sadji, comme un « livre de lecture destiné aux élèves du cours élémentaire de l’Afrique noire ».

Mais, de même que l’on ne peut se contenter de ne voir en ses auteurs que deux « Africains membres de l’enseignement public », de même est-il difficile de considérer cet ouvrage comme un simple livre de classe, fût-il curieusement absent des bibliographies comme des biographies de ses auteurs.

Replacé dans le contexte historique de sa publication, le projet pédagogique auquel il obéit procède d’un engagement à la fois politique et culturel.

Plus qu’un livre scolaire, « La Belle Histoire de Leuk-le-lièvre » est un acte

Dans la préface, Senghor et Sadji énoncent très clairement leurs intentions et leurs objectifs: faire apprendre le français aux élèves d’Afrique noire dans le respect de l’«âme nègre » déposée dans les contes et récits de la zone sahélienne qui ont le lièvre pour personnage central – « Héros familier, [il] est au Sénégal ce que Goupil-le-Renard était pour nos pères », écrit André Terrisse – ; favoriser la « symbiose » entre les apports d’une langue exogène et les acquis innés de langues maternelles concrètes mais également attentives aux « forces cosmiques »; transmettre dans la tradition des « contes à moralité » des leçons de sagesse spécifiquement africaines.

Autant de prises de position qui, dans la guerre scolaire de l’époque entre « assimiliationnistes » soucieux de voir appliquer en Afrique « le système d’enseignement primaire métropolitain unifié » et « africanistes » passionnément désireux d’une adaptation des programmes éducatifs au vécu et à l’univers mental des élèves, rangent Senghor et Sadji au premier rang de ceux-ci contre ceux-là.

.... http://www.ecoledeslettres.fr/actualites/litteratures/la-belle-histoire-de-leuk-le-lievre-de-leopold-sedar-senghor-et-abdoulaye-sadji/

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